Cigarette électronique : 100 médecins sont favorables

En tout, il y a 100 médecins, spécialités confondues (tabacologie, pneumologie, addictologie, cardiologie…), qui sont favorables à la cigarette électronique et ont lancé un appel en ce sens. Selon Philippe Presles, tabacologue et initiateur de cet appel pour l’e-cigarette, des fumeurs voudraient essayer cette dernière mais redoutent les effets. Presles voudrait faire passer le message : il n’y pas de crainte à avoir sur l’e-cigarette.

Les craintes en question se fondent sur la revue « 60 Millions de consommateurs », qui évoque des anomalies dans l’étiquetage des e-cigarettes, dont l’inoffensivité et la composition (pouvant être à l’origine de cancer) est remise en question. Philippe Presles rappelle que fumer l’e-cigarette représente moins de danger que le tabac, les produits gras ou sucrés, ou l’alcool. Rappelons que Presles est l’auteur de « La Cigarette électronique : Enfin la méthode pour arrêter de fumer facilement ».

Hervé Pegliasco, cancérologue à Marseille et également initiateur de l’appel, voit de nombreux patients qui n’ont jamais réussi à décrocher du tabac. Selon lui, pour ceux-là, qui ont déjà le cancer, il est trop tard, mais il faudrait encourager les autres fumeurs à se sevrer en passant à la cigarette électronique.

Le docteur Philippe Presles a fait le bilan. D’après lui, environ 30% des fumeurs peuvent décrocher du tabac grâce à la cigarette électronique. Pour 30% d’autres, l’utilisation combinée du patch et de l’e-cigarette. Enfin pour le reste des « accros » du tabac, le sevrage dure plus longtemps. Presles évoque que le fait d’aider les fumeurs à décrocher en sans leur ôter la notion du plaisir est pour lui une grande première. A juste titre, Presles avait constaté que le taux de réussite du sevrage grâce aux substituts nicotiniques n’atteignait même pas les 10%.

Ayant rédigé un rapport transmis au ministère de la santé, le docteur Bertrand Dautzenberg n’est pas un des signataires de l’appel en faveur de l’e-cigarette. Pneumologue et président de l’office français du tabac, il pense que l’e-cigarette minimise les risques (sans les réduire à néant pour les fumeurs. En effet, d’après lui, l’e-cigarette contient, bien qu’en toute petite quantité, des composés sources probable de cancer. Il précise par ailleurs que, contenant des composés irritants, jamais la cigarette électronique ne sera un produit tout à fait sain.

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