La cigarette électronique soumise au microscope de la DGCCRF

(Mis à jour le: 30 décembre 2018)
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Après la cigarette traditionnelle, c’est au tour de la cigarette électronique de se trouver sous l’objectif du microscope des établissements d’expertise tel que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ou DGCCRF. Effectivement, ce produit aujourd’hui à la mode est sujet à controverses et pointé du doigt pour la non-conformité de ses accessoires. Voici ce qu’il en est.

Le rapport de l’enquête réalisée voici deux ans vient d’être publié dernièrement par la DGCCRF. L’étude concernait la cigarette électronique, ce produit source d’un important engouement actuellement auprès des consommateurs de tabac européens. Les résultats sont assez désarmants pour ce marché en essor puisqu’ils révèlent différentes anomalies de fabrications dans plusieurs de ses pièces constitutives. Le bureau chargé de l’étude en a conclu une non-conformité importante, situation qui risque d’amener à de sérieux bouleversements.

Des flacons d’e-liquides non sécurisés

Après l’analyse de 110 échantillons d’e-liquide, les recherches ont amené à la conclusion que ces produits présentaient un système d’étiquetage inadéquat à leur composition. En effet, le taux de nicotine et sa présence dans ce produit ne correspondraient notamment pas à ce qui est écrit sur l’étiquette de 90% des contenants d’e-liquide analysés. Ce constat est assez alarmant lorsque l’e-liquide reste un élément indissociable de la cigarette électronique et que ce produit est aujourd’hui de plus en plus usité par le public.

L’étude sur le même accessoire a aussi permis de déceler une défaillance dans sa fabrication. En effet, le flacon ne présente aucun système de sécurisation vis-à-vis des enfants. Son couvercle cède facilement, ce qui pourrait être dangereux si le produit tombe entre les mains d’individus en bas âge.

e-liquide

Des chargeurs propices à un choc électrique

En ce qui concerne les chargeurs d’e-cigarette, ils ne sont pas sortis à si bon compte de l’analyse de la DGCCRF. Après plusieurs tests sur 14 modèles, 13 ont été jugés susceptibles de causer un choc électrique. Le phénomène est causé par une défaillance au niveau de l’isolation du produit. À cause de tels constats, le bureau chargé de l’étude a entrepris la saisie de 1300 pièces.

Des idées contre

Cependant, les résultats de l’enquête réalisée par cet établissement sont contredits par plusieurs entités œuvrant dans le domaine de la santé. Effectivement, les pneumologues renforcent notamment les bienfaits de la e-cigarette en comparaison à la cigarette traditionnelle. La Public Health England plébiscite cette théorie en conseillant aux fumeurs d’adopter ce produit au détriment de la cigarette, cette dernière étant 95% plus dangereuse que le produit électronique.

e-cigarette

Le marché de l’e-cigarette, au centre d’un dynamisme en plein essor

Le secteur de l’économie se rallie également aux professionnels de la santé quant à la recommandation de l’e-cigarette par rapport à la tige traditionnelle. L’enjeu est d’autant plus intéressant lorsque ce marché se chiffre à près de 350 millions d’euros, seulement en 2014. Une grande partie de ces recettes est engrangée par le commerce d’e-liquide, ces produits-là même qui sont critiqués par la DGCCRF. Et ce n’est pas tout puisque ce marché est en bonne voie pour les trois prochaines années. Les professionnels prévoient une hausse de 8% de l’activité autour de ce secteur d’ici 2018 pour réaliser un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros à cette date.

C’est un sujet à suivre donc pour les usagers de la cigarette électronique et sur une certaine mesure, pour les anciens utilisateurs de la cigarette traditionnelle qui ont vu dans ce produit un moyen sûr et efficace d’arrêter la nicotine.

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