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Deux experts du CSS pointés du doigt pour conflits d’intérêts

(Mis à jour le: 30 avril 2014)
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Le Conseil Supérieur de la Santé est formel, le fait que deux de ses experts aient été récompensés par des firmes pharmaceutiques ne relève en rien d’un conflit d’intérêt. Le 11 décembre dernier, le CSS a fait signer un avis sur sa réticence à propos de la mise à disposition générale de la cigarette électronique par six experts. Deux de ces derniers ont pourtant été rémunérés par des firmes qui commercialisent des substituts nicotiniques dont Janssen, El Lilly ou Pfizer.

Janssen est le fabricant de Nicorette, de célèbres produits substitutifs à la nicotine. El Lilly quant à lui commercialise des médicaments contre le cancer du poumon. Pfizer a rémunéré le second expert pour son rôle d’observateur d’étude dans l’élaboration du Varénicline, principe actif du Champix qui est un des substituts les plus chers au tabac. Deux entreprises donc dont l’esprit et les produits sont en contradiction avec cet avis du CSS selon le magazine Marianne.

Malgré ces participations actives des deux experts, le CSS prend leur défense et accuse l’article de faire de la théorie de complot en se basant sur des informations non fondées et non complètes, au travers d’interprétations tendancieuses et partisanes. Le Conseil précise qu’une procédure de gestion sévère des déclarations est appliquée au sein de cet organisme qui contrôle justement les intérêts des experts et que dans le cas présent, aucun conflit d’intérêt n’a lieu d’être.

L’article du magazine a tout de même réussi à soulever un remous auprès des vapoteurs qui demandent une évaluation réelle de la cigarette électronique par une entité indépendante, sans risque de conflits d’intérêts comme l’est le CSS.