La cigarette autrefois starlette, aujourd’hui il faut s’en défaire

Cylindre de papier, long de quelques centimètres, rempli en partie de feuilles de tabac hachées et traitées au bout duquel se trouve un filtre à l’une de ses extrémités, la cigarette est l’un des symboles fort de la société de consommation des années 50 à 70.

Devenue même un emblème, fumer devient à la mode après la seconde Guerre Mondiale. C’est aussi, un geste d’appartenance sociale qui permet d’affirmer une certaine attitude huppé ou rebelle par exemple, ou tout simplement pour se faire du bien. D’ailleurs pour être un Homme un vrai, que l’on soit une femme ou un homme, la cigarette donne alors des allures de conquérant. Pour être swag (tendance à l’époque), fin séducteur(trice), chacun se devait d’arborer du bout des lèvres cet objet fumant.

D’ailleurs, tous les supports médiatiques de l’époque la mettent en avant, de la bande-dessinée – Lucky Luke et le capitaine Haddock notamment – à la télévision – Jacques Chirac, Columbo par exemple – en passant par la variété – le plus connu étant Serge Gainsbourg – sans oublier le cinéma avec les cultissimes Gabin et Bogart, nombreuses sont les personnalités vivantes ou fictives qui arborent avec fierté une cigarette à la main.

Bien sûr, cet élément de virilité devient vite une vaste fumisterie et la tendance s’inverse même. Le fumeur est mis au banc, contraint de s’isoler, de rester à l’extérieur pendant que les autres guinchent au-dedans. Tenue responsable de nombreuses maladies – maladies cardiovasculaires, cancers de la langue, de la gorge pour exemples – de par la présence de substances nocives et dangereuses pour la santé qu’elle renferme, aujourd’hui la cigarette est montré du doigt. Il suffit de voir la réglementation se durcir et le prix du paquet de cigarettes augmenter pour s’en rendre compte.

Comment arrêter de fumer ?

Tout d’abord, il convient de garder à l’esprit que la motivation est le seul moteur qui permet d’arrêter de fumer.

La décision doit être mûrement réfléchie sans quoi, le risque de rechute est omniprésent et les tentations difficiles à gérer. Pour y arriver, il est possible de se fixer des objectifs. Difficile d’arrêter d’un coup d’un seul, les rechutes sont nombreuses. Mieux vaut préférer un arrêt progressif en réduisant sa consommation petit à petit. D’ailleurs, la cigarette électronique est un bon outil peu chère qui permet un sevrage progressif dans certains cas. Les quantités de tabac sont moindres et la sensation d’avoir une cigarette dans les mains est toujours présente.

Ensuite, la bonne conduite à adopter est de se faire accompagner. Un professionnel du sevrage tabagique, un addictologue, un tabacologue voire un hypnotiseur notamment sont de bons soutien. Ensuite, les jours, les semaines et les mois passent. Il convient alors de redoubler d’efforts, de tenir bon pour éviter de replonger. Pour éviter de fumer de nouveau et réduire cette sensation de manque, certains préféreront mener une activité sportive, s’offrir des vacances avec l’argent économisé ou encore jouer avec un stylo. Tout dépend de chacun. Le tout est de garder sa motivation intacte !