Les symptômes de sevrage tabagique : pourquoi ?

(Mis à jour le: 14 octobre 2019)

Qui a dit qu’arrêter de fumer était facile ? La preuve, une longue liste de symptômes gênants qui vont apparaitre dès les premières heures du sevrage et qui vont durer quelques temps. Pour certains, cela passe plus vite et sans soucis, pour d’autres, c’est une période pénible difficile à traverser. Le pire, c’est de savoir qu’il suffit d’une seule bouffée de cigarette pour que cela cesse et revenir « à la normale ». Sept petites secondes à tirer sur une cigarette et tous ces symptômes auront disparu, quitte à faire un pas en arrière. Voilà pourquoi tant de personnes ont tellement de mal à abandonner le tabac, ce n’est pas tant la volonté qui manque, mais plutôt le courage pour traverser cette période de sevrage et son lot de symptômes désagréables.

tabac

Mais voilà, la durée de ces symptômes dépend en fait du degré de votre dépendance et de sa durée. Plus vous avez fumé, plus longue sera la période de sevrage. Mais pas de panique, plus longue signifie 2 ou 3 jours pour certains symptômes, quelques semaines pour les moins gênants. Rien de bien dramatique au final, ce sont les premiers jours qui sont les plus difficiles.

Les différents symptômes de sevrage

Étourdissements et vertiges

C’est incontournable. Pendant les 2 ou 3 premiers jours de sevrage, vous aurez ces sensations de désorientation et d’étourdissement et pour cause, la quantité d’oxygène contenue dans le sang est plus importante. Auparavant, cette quantité était limitée par le monoxyde de carbone, un composant de la nicotine. Prenez des inspirations lentes et profondes pour faire passer ces sensations, vous ne les sentirez plus au bout de quelques jours.

Insomnie

La durée et la qualité du sommeil sont altérées par le sevrage. Un arrêt de la prise de nicotine perturbe le système nerveux en général et provoque des troubles du sommeil. Plusieurs semaines sont nécessaires pour réhabituer son cerveau à fonctionner sans nicotine et à reprendre un rythme normal.

La prise de poids

Chez les femmes, l’éventualité de ce symptôme freine l’envie d’arrêter de fumer. Mais il est tout à possible de le contrôler. La nicotine stimulait le métabolisme de base de 200 calories par jour environ. Si elles ne sont pas compensées par un peu d’exercice, imaginez le résultat. Faire de l’activité physique équivalente à ces 200 calories par jour devrait empêcher une prise de poids. Cela correspond à une quarantaine de minutes de marche environ. N’oubliez pas non plus que l’arrêt provoque une sensation de manque et de faim et le fait de manger est la première perspective qui nous vient à l’esprit pour la combler. Quand on fume, la nicotine agit comme un coupe-faim en masquant les signaux de faim. Quand on arrête, ils réapparaissent d’un coup. Au bout de quelques semaines, vous aurez également maîtrisé votre nouveau système nerveux qui commande l’appétit.

La constipation

La nicotine a aussi agi sur l’intestin qu’il stimule de façon permanente, alors quand on arrête, il ne se retrouve plus. Pour y remédier, buvez beaucoup d’eau et mangez des fruits et légumes. Une alimentation saine devrait régler le problème au bout de 3 à 4 semaines.

Irritabilité

Qui ignore que les personnes en cours de sevrage tabagique sont plus irritables et sujets aux anxiétés ? Mais rassurez-vous, cette période est passagère et peut également être contrôlée. Le corps privé de sa drogue quotidienne devient plus sensible au stress, plus apte à la colère ou à l’irritation. C’est une réaction normale. Pour le surmonter, tout est dans la tête justement en se répétant que c’est normal et que c’est une étape vers la guérison.

Les picotements

La circulation périphérique est améliorée à l’arrêt du tabac et les picotements en sont les conséquences. Cela dure 2 ou 3 jours tout au plus et ne génère aucune gêne importante.

Des sécrétions plus importantes

La nicotine a bloqué le système nerveux parasympathique à l’origine de la réparation et de la récupération. Maintenant que le corps en est privé, tout se remet en marche. L’écoulement nasal devient plus important, de même que la toux qui favorise les sécrétions pulmonaires. Il s’agit d’un nettoyage bronchique nécessaire à la normalisation de l’organisme. Cette situation dure quelques semaines.

L’obsession pour la cigarette

Beaucoup ignorent que c’est un symptôme lié au sevrage et pourtant ça en est bel et bien un. L’organisme ne produit pas encore assez d’endorphine dans les premières semaines d’arrêt, plus les différents doutes qui nous assaillent et l’on a cette envie obsessionnelle de se jeter sur une cigarette à la moindre occasion. Là encore, c’est un mental solide qui va combattre ce symptôme. Si vous êtes assez battant, il disparaitra au bout de deux semaines.

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