La cigarette électronique connectée

La C1, la nouvelle cigarette électronique connectée de Juul

(Mis à jour le: 18 septembre 2019)

La législation est bien claire à San Francisco : la vente de cigarettes électroniques est interdite. Cette loi n’est pas un frein pour Juul, une entreprise américaine leader du secteur. Elle présente au grand public la Juul C1, la première cigarette électronique compatible Bluetooth. Ce petit appareil collecte les informations et offre à son utilisateur un suivi d’utilisation. Il peut même le verrouiller.

Un achat très surveillé

Pour ne pas avoir un problème avec l’Administration, avec les parents et avec les écoles, l’entreprise Juul met en place un système d’achat très surveillé. Ce n’est pas n’importe qui qui peut acheter la Juul C1. Pour l’avoir, il faut présenter une pièce d’identité et une photo. Un processus strict de vérification de l’âge a été mis en place. Normalement, les mineurs ne devront pas avoir accès à cette cigarette électronique. S’ils arrivent à s’en procurer, c’est que l’achat ne s’est pas fait sur la plateforme de Juul. Actuellement, la Juul C1 n’est mise en vente qu’au Royaume-Uni et au Canada.

La cigarette électronique connectée

Vapoter sous surveillance

Pour connecter la cigarette électronique en Bluetooth sur son smartphone, il faudra télécharger une application. Pour le moment, cette dernière n’est compatible que sur les appareils Android. Une fois connecté, ce joujou de Juul pourra vous donner les informations sur la consommation. L’utilisateur pourra vérifier combien de fois dans la journée il a vapotée ou combien de bouffées il a tirées. Il pourra également verrouiller son appareil pour qu’aucune autre personne ne puisse l’utiliser. S’il le perd, il pourra le localiser.

Que fait Juul des données personnelles des utilisateurs de la C1 ?

La particularité de cette cigarette électronique réside aussi dans son option de géolocalisation. Le porte-parole de cette structure a bien souligné que les informations de localisation GPS utilisées ne sont pas partagées avec la structure et ne sont stockées que sur le smartphone de l’utilisateur.

Cependant, la structure récolte le numéro de téléphone et la date de naissance de l’utilisateur ainsi que ses habitudes de « vape ». Elle souligne que ces donn »es sont dépersonnalisées et sont gardées personnelles. Elle les utilise dans un but unique : améliorer ses produits, notamment l’application qui pour elle n’est pas encore très performante.

Avec la C1, Juul veut offrir aux vapoteurs adultes une prise de conscience sur leur consommation de nicotine. En effet, avec les données fournies sur le téléphone, ils pourront envisager de réduire l’utilisation de la cigarette électronique. L’option de verrouillage permet également de limiter son accès aux mineurs. Pour la version améliorée de ce produit, Juul promet une fonctionnalité de blocage automatique dans certains endroits comme dans les écoles.