La cigarette électronique ne doit pas être utilisée en sevrage tabagique

(Mis à jour le: 30 décembre 2018)

Selon la HAS (Haute Autorité de Santé), la cigarette électronique ne devrait pas être utilisée dans le sevrage tabagique. En effet, selon elle, il est conseillé de s’orienter vers les patchs, les gommes à mâcher, les pastilles ou encore les sprays et de n’utiliser la e-cigarette que comme un moyen efficace pour réduire sa consommation tabagique. En ce sens, il y a une grande différence entre substitut pour arrêter de fumer et substitut pour diminuer sa consommation de tabac.

De nos jours, la cigarette électronique et le liquide cigarette électronique se vendent librement même si une réunion a déjà eu lieu pour mieux les encadrer. De nombreux fumeurs voient déjà en ces dispositifs, une solution pour arrêter un jour de fumer, mais les autorités restent encore sceptiques et cela parce qu’on ne dispose pas d’assez d’informations concernant l’e-cigarette.

Il est vrai certes qu’on en parle partout comme d’un produit efficace, mais selon la HAS, sait-on réellement quels en sont les risques ? Et à lui de répondre par la négative. En effet, jusqu’à aujourd’hui, ce dispositif n’a jamais fait l’objet d’une étude clinique et observationnelle et c’est ce que souhaite faire la HAS. Cette étude aura pour but de confirmer la non toxicité du dispositif et de son efficacité dans le sevrage tabagique. En attendant que des résultats apparaissent et que les études débutent, il recommande alors « d’inscrire la cigarette électronique dans une stratégie d’arrêt ou de réduction du tabac avec accompagnement psychologique » vu qu’elle est moins dangereuse que la cigarette traditionnelle.

Recommandation de l’HAS : privilégier les TNS

Dans cette même déclaration, la HAS recommande vivement d’utiliser les TNS (traitements nicotiniques de substitution) pour arrêter de fumer. Pourquoi ? Parce que ces derniers ont déjà fait leur preuve et ont aidé à déterminer que les fumeurs affichent des résultats positifs au bout de 6 mois. Contrairement à l’e-cigarette, il a déjà été démontré que ces substituts ne présentent aucun danger pour l’organisme. Il est de plus possible de les utiliser de manière groupée pour avoir des résultats rapides. À noter que les TNS doivent être utilisés sur trois mois au moins pour un arrêt définitif.

D’autres traitements également critiqués

Outre la cigarette électronique, la HAS a également soulevé le cas de deux médicaments lancés sur le marché pour le sevrage tabagique. Pourtant, il a été remarqué que ces médicaments dont le bupropion et la varénicline ont des effets néfastes sur les consommateurs qui finissent par entrer dans une profonde dépression ou aboutissent à un suicide. Les autorités ont donc déclaré qu’il ne fallait les prescrire qu’en de cas extrêmes, suite à une réévaluation du patient. Mis à part eux, on s’interroge aussi sur l’efficacité des autres traitements non médicamenteux qui n’entrainent néanmoins des dangers graves. Dans cette liste, on cite l’hypnothérapie, l’acupuncture ou encore les exercices physiques.

Rappelons que la cigarette électronique ne contient ni goudron, ni monoxyde de carbone, ni nitrosamine, ni tabac alors on se demande un peu pourquoi on devrait l’interdire pour le sevrage tabagique. De plus, de nombreux flacons de recharge cigarette électronique de contiennent même pas de la nicotine.